À partir d’aujourd’hui commence la semaine nationale de prévention du diabète. Tout au long de cette semaine et à travers quatre articles, nous vous proposons d’aborder ensemble les différentes facettes du diabète. Avant d’aborder le sujet un peu plus en profondeur, intéressons nous aux bases…

 

 

 

Le diabète est une maladie chronique, c’est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage du glucose dans le corps. Ce trouble se traduit par une hyperglycémie, c’est à dire une glycémie (taux de glucose) trop élevée.

NB : Le taux de sucre dans le sang se contrôle à jeun et est normalement compris entre 0,70g et 1,10g par litre de sang. On considère une personne comme étant diabétique lorsque ce taux atteint 1,26g/L, puis le dépasse lors d’un second contrôle. 

Lorsque nous ingérons des aliments notre glycémie augmente. Dès lors le pancréas détecte cette hausse du taux de sucre dans le sang, et il se met à sécréter de l’insuline via les cellules beta qui se situent dans les îlots de Langerhans. L’insuline, une fois libérée, va permettre de favoriser le passage du sucre vers les cellules, les muscles, les tissus adipeux et le foie où il sera stocké. La glycémie diminue petit à petit au fur et à mesure de l’action de l’insuline. Lorsque le taux de sucre atteint un niveau trop bas (en dehors des repas) c’est une autre hormone, le glucagon, qui va permettre de transformer le glucose précédemment stocké dans le foie afin de le diffuser dans tout le corps. Tout ce système permet à notre organisme de maintenir une glycémie normale et le diabète est la résultante d’un dysfonctionnement de ce système.

Lorsque nous ingérons des aliments notre glycémie augmente. Dès lors le pancréas détecte cette hausse du taux de sucre dans le sang, et il se met à sécréter de l’insuline via les cellules beta qui se situent dans les îlots de Langerhans. L’insuline, une fois libérée, va permettre de favoriser le passage du sucre vers les cellules, les muscles, les tissus adipeux et le foie où il sera stocké. La glycémie diminue petit à petit au fur et à mesure de l’action de l’insuline. Lorsque le taux de sucre atteint un niveau trop bas (en dehors des repas) c’est une autre hormone, le glucagon, qui va permettre de transformer le glucose précédemment stocké dans le foie afin de le diffuser dans tout le corps. Tout ce système permet à notre organisme de maintenir une glycémie normale et le diabète est la résultante d’un dysfonctionnement de ce système.

Le diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant, touche généralement les personnes jeunes (enfants, adolescents). La caractéristique principale de ce diabète est la destruction par notre corps des îlots de Langerhans. Notre organisme ne reconnait plus les cellules beta, et elles finissent par être détruites par les lymphocites et anticorps. Du fait de l’absence de cellules beta, l’insuline n’est plus produite et le glucose ne peut pas être transmis aux cellules, muscles, tissus adipeux, et au foie. Le sucre reste alors dans le sang et la glycémie augmente.

Le diabète de type 2, diabète gras, ou diabète non-insulino dépendant, touche généralement les personnes âgées de plus de 40 ans. Outre les prédispositions génétiques, il est souvent dû à un manque d’activité physique, un surpoids ou une obésité. (Cf notre article du 24/05 « Pourquoi les personnes obèses doivent faire plus attention à leur diabète ? »). Ce diabète est le plus développé et touche 90% du total des diabétiques. Le diabète est toujours traduit par une glycémie élevée, mais dans le cas du diabète de type 2, plusieurs anomalies sont responsables de cette hyperglycémie.

La première possibilité est que le pancréas, l’organe produisant l’insuline, soit moins réactif et sécrète donc moins d’insuline et/ou de moins bonne qualité. C’est ce qu’on appelle l’insulinopénie.

La seconde possibilité est qu’avec le temps les récepteurs d’insuline des cellules s’émoussent, et une résistance à l’action de l’insuline se développe. C’est ce qu’on appelle l’insulinorésistance. Du fait de cette résistance le pancréas produit plus d’insuline afin d’essayer de la compenser, le taux d’insuline dans le sang augmente c’est l’hyper-insulinémie. L’insuline ne peut plus réguler la glycémie, et la résistance des cellules épuise le pancréas qui finit par ne plus produire assez d’insuline.

Outre ces deux diabètes principaux il en existe un troisième beaucoup plus ciblé car il n’apparait que lors de grossesses, il s’agit du diabète gestationnel. Comme pour tout diabète il s’agit d’un trouble de la tolérance glucidique et l’OMS le définit ainsi « le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance glucidique conduisant à une hyperglycémie de sévérité variable, débutant ou diagnostiqué pour la première fois pendant la grossesse. »

La raison pour laquelle un diabète peut se développer chez la femme enceinte et que la grossesse est par nature diabétogène : pendant cette période, une insulinorésistance se développe.Le diabète gestationnel est dépisté en principe au 2e trimestre de grossesse. Cette période correspond à la période d’insulinorésistance maximum chez la femme enceinte.

Ce type de diabète touche, en France, 6% des femmes enceintes. Mais la prévalence peut varier en fonction de différents critères :

Grossesse tardive : > 35 ans, la prévalence augmente de 14,2%

  • IMC élevé : > 25kg/m2
  • Antécédent personnel de diabète gestationnel
  • Antécédent familiaux de diabète de type 2
  • Antécédent de macrosomie foetale : poids de naissance du bébé supérieur à 4kg

Dans la majorité des cas, le diabète gestationnel disparait post partum sauf si il était présent avant la grossesse (mais non dépisté). Dans ce cas, le diabète persistera après l’accouchement. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de refaire un test de glycémie 3 mois après l’accouchement pour vérifier un éventuel diabète persistant.
Le risque le plus fréquent pour le bébé est un poids de naissance supérieur à 4 kg, c’est la macrosomie fœtale présente dans 15% des naissances issues de mères diabétiques. Ce surpoids peut rendre difficile le passage des épaules du bébé lors de l’accouchement et entrainer des lésions traumatiques au niveau de ses épaules. Le nouveau-né peut aussi, mais beaucoup plus rarement, avoir des hypoglycémies (5%) dans les quelques heures qui suivent la naissance. Cette complication survient surtout lorsque le diabète était déséquilibré en fin de grossesse et en cas de macrosomie fœtale. Ces éventuelles hypoglycémies sont dépistées systématiquement par les équipes soignantes et traitées le cas échéant par un biberon d’eau sucrée.
Les trois principaux types de diabète sont des maladies différentes mais caractérisées par un excès de sucre dans le sang et doivent être prises au sérieux et traitées efficacement. Il n’y a pas de petits diabètes ou de diabètes plus graves que d’autres. Malgré la recherche médicale qui avance tous les jours, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas. Il faut donc, toute sa vie, se surveiller, garder de bonnes habitudes alimentaires, pratiquer une activité physique et prendre régulièrement son traitement.

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